  "L'argent et nous"Du 20 au 21 juin 2009, l'Eglise Evangélique Baptiste de Nanterre concluait à Corny, en Normandie, la série de 3 séances animées par MVF sur le thème : « L'argent et nous ». A cette occasion 6 ateliers ont été proposés dont l'objectif était de permettre aux participants de réfléchir sur les aspects clefs de l'enseignement biblique sur l'argent, ainsi que sur nos responsabilités individuelles, familiales et communautaires. Vous trouverez ci-dessous le contenu de ces 6 ateliers.
Premier texte : Matthieu 6, 19-24
1. Pourquoi Jésus passe du « Vous » au verset 19 au « Tu » au verset 21 ? 2. Pourquoi selon vous, au verset 24, Jésus personnifie l'argent au point d'en faire le rival de Dieu ? 3. Pourquoi nous faut-il être au clair sur notre relation à l'argent ? Et pourquoi selon vous cette allusion à l'œil « lampe du corps » ? 4. Est-ce que Dieu et l'argent sont incompatibles ? 5. Il est question « d'investissement à long terme » dans ce texte. L'avez-vous identifié ? Quelles conséquences pratiques et concrètes pour nous dans un monde en proie à la plus grave crise financière et économique de ces 100 dernières années ?
Deuxième texte : Luc 14, 1-24
1. Que nous dit cet ensemble d'histoires différentes sur notre manière d'exercer l'hospitalité ? Et d'être invité ? Soyez concrets et précis. 2. Que nous dit ce texte sur l'hospitalité de Dieu à notre égard et sur la manière dont Dieu veut être accueilli (Apocalypse 3, 20) ? 3. Comment concrètement mettre ce texte en pratique dans la communauté ecclésiale et familiale ? 4. Citez deux ou trois obstacles qui nous empêchent de mettre en pratique ces textes
Troisième texte : 1 Timothée 6.2b-10 et 17 à 21
1. A la lecture de ces textes, quelles sont les 3 attitudes fondamentales que nous devons avoir par rapport à l'argent et aux richesse ? 2. Verset 6 : « Se contenter de ce que l'on a » : est-ce compatible avec la société de consommation qui nous pousse à avoir toujours plus et mieux ? Et comment résister intelligemment ? « Se contenter » veut-il simplement dire « S'interdire » ? Quelle est l'intention pédagogique de Paul ? 3. Verset 18 : « riches de belles œuvres, « disposés à partager », « solidaires ».. A partir de l'expériences des personnes dans le groupe, comment mettons-nous en pratique ces recommandations ? Quels sont les obstacles ? Quelles sont nos priorités ? Dans l'Eglise et la famille, comment peut-on vivre ces réalités ?
Quatrième texte : 1 Jean 3, 17- 18, mais aussi Deutéronome 15, 7-11, Luc 10, 31-37, Jacques 2, 15-17, Esaïe 58, 7-12
1. « Fermer son cœur », « passer outre », « ne pas s'esquiver » : que nous disent ces textes sur le partage et la solidarité ? 2. A partir de ces textes, résumez en 1 phrase de 3 à 4 lignes ce qui devrait caractériser notre attitude de chrétiens dans la société, l'Eglise, la famille ? Quels sont les obstacles ? 3. Envers qui aujourd'hui devrions-nous être solidaires ? De nouvelles solidarités aujourd'hui s'imposent-elles ? 4. Le partage et la solidarité sont-elles des qualités « dominantes » dans notre communauté ? Si oui, expliquez. Si non, que faire ?
Cinquième texte : Deutéronome 14, 22-29 mais aussi 26, 12-15
1. Que nous dit ce texte sur la dîme et son utilisation ? 2. Aujourd'hui, nous ne vivons pas dans une société agricole. Comment pouvons-nous « contextualiser » concrètement ces paroles ? Donnez deux ou trois exemples 3. A quels fins aujourd'hui, d'une manière générale, utilisons-nous la dîme ? Donnez deux ou trois exemples ? 4. Est-ce que la dîme, dans notre budget, est une « charge fixe » ou une « dépense courante » (dépenses courantes = ressources du foyer – les charges fixes). Nous entendons par « charge fixe » les dépenses obligatoires comme le loyer, les impôts, les assurances, les crédits.. 5. Est-ce que cette discussion, sur ce sujet précis, vous met mal à l'aise ? Expliquez pourquoi ?
Sixième texte : Extrait du livre de Ignacio Ramonet « Le krach parfait ». Je suggère de proposer ce texte aux jeunes (grands jeunes, à partir de 18ans).
« Mais les prix ont continué de grimper. Entre mars 2007 et mai 2008, le lait a monté de 80%, le soja de 87% et le blé de 130%. La banque mondiale, qui porte une lourde responsabilité dans cette affaire, affirme que ces hausses ont poussé vers la misère plus de 100 millions de personnes. Et le Fonds international de développement agricole estime que, pour chaque augmentation de 1% du coût des aliments de base, 16 millions de personnes supplémentaires plongent dans l'insécurité alimentaire. Il prévoit que, d'ici à 2025, plus de 1,2 milliards d'individus pourraient souffrir de faim chronique. Pourquoi le coût des aliments a-t-il flambé ainsi ? Essentiellement pour 4 raisons. En premier lieu,… à cause de la spéculation financière (les Fonds ont acheté et stocké en misant sur la hausse). A l'instar des éternels prévaricateurs, les nouveaux spéculateurs n'ont pas hésité à s'enrichir, quitte à provoquer des famines. Deuxièmement, parce que l'élévation du niveau de vie dans des pays comme la Chine, l'Inde ou le Brésil a modifié les habitudes alimentaires. Les nouvelles classes moyennes consomment plus souvent du poulet et du porc. Il faut donc doubler ou tripler l'élevage. Or ces animaux se nourrissent de soja, de maïs et d'autres céréales, et absorbent donc une part de plus en plus importantes des récoltes… Troisièmement, parce qu'une partie de la production alimentaire (canne à sucre, tournesol, colza, blé, betterave) est désormais destiné à la production d'agro-carburants. Les terres et les cultures consacrées à cette activité ne fournissent plus de nourriture pour les êtres humains.. Quatrièmement, parce que, dans un contexte de changement climatique, la flambée des prix du pétrole avait renchéri les transports et, par conséquent, le coût de la nourriture.. »
1. Que vous inspire ce texte ? De l'indifférence, de la colère, de l'étonnement, de l'agacement ? 2. Devons-nous individuellement et communautairement nous sentir concernés par ces réalités ? 3. Si oui, de quelles manières ? Si non, pourquoi ? 4. Quels sont les obstacles à une prise de conscience et à un changement de mentalité individuel ? 5. Comment annoncer l'Evangile Eternel dans un tel contexte ?
Gérard HOAREAU Juin 2009 |
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