|   Mission Vie et Famille (MVF) a déjà 20 ans ! Mission Vie et Famille (MVF) a 20 ans cette année ! 20 années de collaboration avec les Eglises et d'enracinement dans le paysage évangélique Français.
Comme l'indique nos statuts, nous sommes une « association chrétienne de conseil conjugal et familial », à but non lucratif, parue au JO le 5 juillet 1989. 3 actions particulières décrivent nos objectifs :
-Offrir aux églises et associations un enseignement biblique sur la famille, le couple et l'individu ;
- Apporter aide et soutien aux personnes éprouvées dans leur vie relationnelle et affective
(célibat, mariage, relations parents/enfants) ;
- Former et instruire des personnes qui soient capables localement de contribuer aux buts susnommés.
Quand nous analysons l'évolution de notre association, nous sommes en droite ligne avec nos statuts. Mais en même temps, force est de constater que le travail de MVF déborde ce cadre. Le monde « chrétien » a évolué en même temps que la société, ce qui conduit à de nécessaires adaptations. Sous la triple influence de l'évolution des mœurs, du changement des mentalités et de la brutalité de la crise économique, MVF a du repenser son approche des problèmes, sa pédagogie et son action. Cela se traduit par l'émergence de situations qui nous obligent sans cesse à renouveler notre enseignement, sans renoncer à l'essentiel, à prendre en compte de nouvelles souffrances – dans le cadre des entretiens d'aide – mais aussi à mettre en place un suivi plus rigoureux des collaborateurs MVF. Il y a 20 ans, nous étions focalisés sur le couple. Aujourd'hui, nous allons au cœur des souffrances relationnelles des gens. Les églises et les personnes qui font appel à nous, ou ceux qui participent à nos camps et à nos séminaires, nous attendent sur ce terrain et ne comprendraient pas que nous limitions notre action aux objectifs d'origine de la mission.
Les besoins et demandes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui
Concernant le couple, un triple constat pousse les églises à nous inviter :
- La progression importantes des divorces, qui sont de plus en plus précoces, situés massivement au début de la vie conjugale, entre deux et cinq ans de mariage.
- L'intensité et l'âpreté des problèmes auxquels font face les couples (communication déficiente, violences conjugales, maltraitances, crises identitaires aigües, etc.).
- L'immaturité personnelle et relationnelle des individus.
Les effets du divorce sont aussi très caractéristiques de l'époque dans laquelle nous vivons :
- Forte hausse du nombre d'hommes divorcés vivant seuls (au moins provisoirement), puisque la garde des enfants ne leur est généralement pas confiée.
- Croissance du nombre de femmes divorcées vivant seules aussi, parce que la durée du mariage devient de plus en plus courte, donc les ruptures de couples sans enfants plus nombreuses.
- Multiplication des familles monoparentales et de couples dans lesquels l'un au moins des deux partenaires est divorcé
Les problèmes liés à la solitude sont aussi une constante de beaucoup d'églises. Solitudes liées au célibat et au veuvage, mais aussi solitude des couples confrontés à leurs propres difficultés de relations et qui ne savent pas toujours en parler. Nous constatons aussi une recrudescence des « crises de milieu de vie », qui touchent les personnes seules comme les mariés, et qui se traduisent par des remises en question douloureuses et toujours très dommageables pour l'entourage.
Nous sommes aussi confrontés à des situations de précarité financière et matérielle importantes et qui sont une conséquence directe de la crise économique actuelle. La vie professionnelle, et ses incertitudes, devient aussi une source d'angoisse profonde pour les personnes, avec son corolaire d'instabilité et de remises en question durables.
L'évolution des mentalités, notamment par rapport à l'homosexualité, bousculent les repères, en particulier chez les plus jeunes, qui ne savent pas toujours comment, sur ces sujets d'éthique, se positionner clairement. Nous sommes toujours interpelés, lors des séances de questions anonymes, par la teneur et le contenu des interrogations des jeunes de nos églises. La maltraitance devient aussi un sujet plus librement évoqué dans nos communautés, en particulier lors des entretiens d'aide et des camps organisés par MVF. Sujets délicats s'il en est et qui exigent de la part des écoutants une très grande prudence et une bonne préparation. Au niveau éducation, nous rencontrons des parents dépassés et qui sont tentés de jeter l'éponge face au comportement extrême de leurs enfants.
D'une manière générale, et contrairement à la loi du silence qui par le passé était la règle, on parle plus facilement aujourd'hui de ses « problèmes » : qu'il s'agisse des difficultés sexuelles, des échecs dans la vie de couple, des souffrances liées à la solitude, des conflits récurrents ou des tensions avec les enfants, les gens ne restent pas enfermés avec leurs problèmes, et ce d'autant plus que des possibilités de mises en paroles sont offertes.
Face à tous ces problèmes, les églises sont souvent désemparées et ne savent pas toujours quel traitement apporter. D'où l'appel à des organismes extérieurs comme MVF pour aborder ces problèmes et, si possible, apporter des « solutions ».
Et demain ?
Afin de mieux répondre aux demandes qui nous sont faites, nous avons mis en place une formation qui dure 2 ans (32 jours de formation au total) et dont l'objectif est double : tout d'abord pouvoir former les gens qui demain nous remplaceront et assureront la pérennité d'un travail que nous croyons utile et nécessaire. Ensuite, mettre à la disposition du plus grand nombre d'églises des personnes formées, ayant développé une sensibilité à l'écoute, une capacité d'aide, une aptitude à travailler en équipe – dans un cadre et des limites bien précises – et du discernement pour être « étape » vers des personnes plus qualifiées. Notre démarche est fondée sur la conviction que les professionnels et les non-professionnels de la relation d'aide peuvent travailler ensemble et que les églises – ainsi que les personnes en souffrance – ont tout à gagner de ce maillage.
Cette formation donc s'articule autour de 3 thèmes :
1.Clarté sur le mariage : intention de Dieu et nouvelles formes de conjugalité 2.Vie de couple et conflits : domaine des conflits, cause des conflits, dépassement des conflits 3.Relation d'aide/aide à la relation : apprentissage à l'écoute et à l'entretien d'aide
Nous sommes bien entendu conscients des risques inhérents à un tel projet. Nous n'avons pas la prétention de former des conseillers conjugaux en deux ans, et encore moins des spécialistes en relation d'aide. Ainsi, encouragerons-nous chacun à aller plus loin dans son projet – au travers de la formation continue notamment – afin d'apprendre à aider plus efficacement les autres. Ceci étant dit, nous voulons promouvoir une approche qui s'appuie sur une idée simple : la chaîne de compétences. Nous sommes convaincus qu'aider les gens – ou les préparer à la relation d'aide – s'inscrit dans une chaîne de compétences, aussi variées que complémentaires. Nul ne possède à lui tout seul la clef pour comprendre un phénomène. En effet, nous pensons que les problèmes complexes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui appellent une dimension collective de la réflexion. Aussi avons-nous associé à notre projet des formateurs aux compétences diverses : psychologue, psychiatre, théologien, pasteur, maître de conférences en Histoire du Droit, avocat, médiateur, sexothérapeute et psychothérapeute, qui ont accepté de développer cette formation avec nous. Cette démarche pluridisciplinaire a pour but de sensibiliser les personnes qui se forment sur la grande diversité des approches thérapeutiques et pastorales, ainsi que sur la rigueur, la richesse et la complémentarité de ces différentes manières d'aider. C'est aussi pour cette raison que nous voulons apporter un regard historique sur le mariage afin de mieux comprendre l'impact des bouleversements qui se sont produits au cours des siècles et qui ont façonné le lien conjugal. Cet ancrage dans l'histoire nous semble indispensable si nous voulons affiner notre volonté de « clarté ».
Nous démarrons la 3ème édition de cette formation le 5 décembre 2009 (à la Porte Ouverte, près de Chalon sur Saône) et tenons à votre disposition tous les documents de présentation.
Mais l'avenir c'est aussi le développement de MVF au-delà de l'Hexagone. Au Congo Brazzaville, nous avons mis en place une formation de responsables d'églises en matière de conseil conjugal et familial. Des séjours d'une semaine par an de formation intensive sur place sont suivis de cours et de devoirs à distance répartis dans le courant de l'année et permettent une formation complète sur 3 ans environ. Nous avons aussi démarré une activité en Guadeloupe. Suite au premier séminaire sur le couple et les conflits qui a eu lieu en avril 2009, les églises évangéliques et l'association Sénevé souhaitent que nous mettions sur pied, aux Antilles, une formation suivie sur 3 ans. La Guyane et l'île de la Réunion sont aussi intéressées et nous ont fait des demandes officielles de formation. Une invitation des églises d'Haïti est en attente et le voyage a été reporté suite aux dégâts causés au pays par les cyclones l'année dernière. Le CA de MVF étudie ces demandes avec attention. Nous savons les besoins des églises en matière de conseil conjugal et familial et la nécessité de former les responsables confrontés aux demandes des couples et des familles.
Mais nous ne délaissons pas la France et la Métropole pour autant, et de nombreuses activités sont déjà programmées, notamment les camps d'été de Bourgogne en juillet et de Haute Savoie en août, ainsi que les week-ends de couples, de personnes seules, de fiancés, sans oublier les séminaires d'églises qui constituent l'essentiel de notre activité. A noter également notre décision d'ouvrir un 2ème bureau à Bagneux pour augmenter nos capacités d'entretiens en tête à tête et d'accueil.
Au travers de toutes nos activités nous désirons proclamer que l'Evangile est une vraie Bonne Nouvelle ! Nous croyons que l'Evangile reçu, compris et mis en pratique change notre relation avec Dieu. Et quand notre relation avec Dieu change, nos relations les uns avec les autres changent aussi. Nous répondrons à toutes vos questions par mail (mvf@aol.com) ou par téléphone (0684194286), et restons à votre disposition pour tout projet que vous souhaiteriez développer avec notre association.
Gérard et Martine HOAREAU Responsables de MVF en France
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